76% des Français perçoivent une hausse des prix en GMS depuis l’entrée en vigueur de la loi Alimentation

L’encadrement des promotions et la hausse du seuil de revente à perte (SRP) sont les deux premières mesures prévues par la loi Alimentation. Pourtant largement médiatisées, celles-ci ne semblent pas être bien intégrées par les Français qui n’en perçoivent que les conséquences.

La connaissance des EGA et de la loi Alimentation est encore très limitée

En février, Memory publiait les résultats de son enquête « Les Français et les EGA : le début de la prise de conscience ? ». Un mois plus tard, voici venu le temps d’en actualiser les données pour suivre dans le temps cette dite « prise de conscience ». Aussi, début mars, Memory a de nouveau interrogé 200 sondés, représentatifs de la population française sur les critères d’âge et de sexe.

Pour rappel, le mois dernier, quelques 25% de la population déclaraient connaître la loi Alimentation et 16% étaient capables d’en citer un objectif. Aujourd’hui, ces chiffres ne sont pas revus à la hausse : si 24% des Français se déclarent au courant de l’existence de la loi, seuls 13% sont en mesure de la qualifier en en citant un objectif.

Il semblerait donc que le temps n’ait pas joué en faveur de l’intégration de la loi. Pour autant, cette dernière, ou plutôt les conséquences qu’elle implique, sont bel et bien perçues par les Français.

 

La hausse du SRP se fait sentir, mais pas toujours sur les bonnes catégories

Au lendemain de la hausse du SRP, ils étaient 60% à percevoir une hausse des prix en GMS. Un mois plus tard, cet indicateur croit de 16 points et avoisine désormais les 80%. Pour rappel, la hausse du SRP concerne exclusivement certains produits d’appel de grandes marques nationales et devrait permettre de financer la diminution des marges réalisées par les distributeurs sur les produits d’origine agricole. Étonnamment, ce sont ces produits d’origine agricole dont le prix est perçu comme étant en hausse par les Français…

Evidemment, pour imputer directement cette perception de hausse des prix à la loi Alimentation, il faudrait débarrasser ces chiffres de la tendance de mécontentement général qui règne sur le territoire depuis maintenant quelque mois, mais l’idée est là : l’introduction de la loi et l’entrée en vigueur des mesures qu’elle prévoie contribuent à la perception de hausse des prix des Français.

L’effet promotion est également perceptible, mais dans une moindre mesure

Côté promotion, force est de constater que les Français – particulièrement sensibles à la promo – perçoivent une baisse de l’intensité promotionnelle depuis le 1er janvier. Toutefois, quand trois quarts de la population perçoit une hausse des prix depuis cette date, seul un tiers ressent les effets de l’encadrement de la promotion, et d’autant plus sur les produits alimentaires : l’effet promotion est donc à relativiser au regard de l’effet prix.

Les EGA : un enjeu majeur pour les distributeurs

Les Français ne sont donc pas plus conscients de l’existence de la loi Alimentation aujourd’hui qu’ils ne l’étaient le mois dernier, et ce, malgré la couverture médiatique du sujet. Pour autant, ces mêmes Français sont les premiers à en subir (voire en payer) les conséquences.

Côté distributeur, la question qui se pose est alors la suivante : qui sont ces clients qui subissent les effets de la loi Alimentation et comment continuer à les animer malgré tout ? Quelle stratégie de promotion de masse adopter ? Comment optimiser la politique de pricing ? Quel rôle pourrait jouer le CRM ? Apporter des éléments de réponse tangibles à ces questions constitue notre cœur de métier : chez Memory, nous accompagnons des acteurs de la distribution dans leurs problématiques au cœur de l’actualité.

 

Arnault Romano, consultant @Memory



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