L’IA : et si on la rendait moins artificielle ?

On parle de plus en plus d’intelligence artificielle, machine learning, deep learning, … Est-ce réellement une révolution pour les acteurs du Retail ?

Aujourd’hui, ces mots sont utilisés à outrance : dans certains cas, il s’agit plus de marketing.  Néanmoins les avancées technologiques sont bien présentes et ne cessent de progresser. Les champs d’application sont de plus en plus vastes. Nous encourageons les entreprises à embrasser cette révolution. Nous sommes au début d’une vraie mutation qui permettra d’accélérer et d’améliorer la prise de décision métier, voire de la robotiser.

 

La machine est-elle réellement meilleure que l’homme ?

L’homme a d’abord créé la machine pour calculer, rassembler les sources de données ou encore automatiser les tâches simples, c’est-à-dire exploiter sa capacité de calcul, de normalisation et d’exécution. L’homme a ensuite appris à la programmer pour qu’elle résolve à sa place des problèmes de plus en plus complexes. Aujourd’hui, des programmes relativement simples donnent à la machine une capacité d’apprentissage plus forte que l’homme. Cette intelligence artificielle est une chance de robotiser ou de semi automatiser des tâches simples et répétitives pour l’homme ou à l’inverse de résoudre des problématiques complexes. Quel homme peut résoudre en quelques secondes 10 000 équations à 10 000 inconnues ?

Est-ce inquiétant pour la place de l’homme dans le monde du travail ?

L’inquiétude se comprend : Kasparov a perdu aux échecs contre Deep Blue il y a déjà des années, et un ordinateur a récemment battu un champion au jeu de go, le dernier jeu qui lui résistait. Chez Memory, nous pensons que l’homme a tout intérêt à travailler avec la machine, ce qui lui donne la possibilité de se focaliser là où l’intelligence humaine est la plus indispensable : innover et enrichir de sa connaissance le travail réalisé par des outils. L’IA est ainsi une opportunité de se dépasser.

Alan Turing et Enigma sont un bon exemple de ce travail « collaboratif » entre l’homme et la machine. L’homme programme la machine, la nourrit pour la rendre plus performante, mais dans le futur, il devra également lui apporter les contraintes d’apprentissage qui la rendront plus « intelligente ». Ces contraintes peuvent être selon la tâche attendue des données métier ou des éléments plus stratégiques. Nous pensons ainsi que la technologie est au service de l’homme, pour atteindre son objectif, étant le seul à pouvoir réellement innover ou disrupter.

Nous accompagnons nos clients sur ces 2 points : nourrir la machine d’éléments stratégiques et/ou directionnels et faire en sorte que nos outils répondent concrètement à un objectif métier en se nourrissant de l’information pertinente. Nous parlons d’Intelligence Augmentée.

A-t-on un exemple concret dans le secteur du Retail ?

Prenons la promotion. De bons algorithmes et une couche de machine learning permettent déjà d’optimiser les choix de produits promotionnés. Si tant est que la data est bien choisie et propre et que les algorithmes sont bien codés, la machine peut déjà préconiser les promotions pertinentes. Mais ce n’est pas si simple : il faut encore prendre en compte les contraintes issues de la stratégie, de la logistique, du cadre légal, etc. C’est ce rôle que pourrait endosser le professionnel : nourrir la machine des choix de l’enseigne et de sa propre expertise métier.

 

Un conseil pour se lancer dans l’Intelligence Augmentée ?

Il faut avoir les fondements et donc une base de travail propre. Cela passe par :

  • une donnée propre et fiable
  • la fin du cloisonnement des données pour passer d’une data en silo à des data connectées
  • une approche pragmatique pour enrichir pas à pas et ne pas complexifier quelque chose qui ne le mérite pas et ainsi perdre en agilité

Alexis Mau, CEO @Memory



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